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Faute de majorité : Le chef de l'Etat a tenté un passage en force sur la Lépi

Faute de majorité : Le chef de l’Etat a tenté un passage en force sur la Lépi

mercredi 3 mars 2010, par DP Le Grand Journal

C’est peut-être conscient de l’infériorité numérique de sa troupe à l’Assemblée nationale pour bloquer la proposition de loi portant abrogation de la loi 2009-10 et émanant de 44 députés, que le chef de l’Etat a tenté cette manœuvre d’irrecevabilité.


 

Si Boni Yayi avait pu avoir la majorité, allait-il encore tenter de tourner les députés en bourrique lundi dernier ? On peut tout de go répondre à cette interrogation. En effet, les députés de l’Union fait la Nation, du G 13 et même de la mouvance présidentielle notamment ceux du groupe parlementaire ‘’ Sursaut patriotique ‘’ ont constitué une citadelle imprenable pour Boni Yayi. Et c’est fort de cette majorité qui a commencé depuis deux ans à lui résister que 44 députés ont déposé une proposition de loi pour abroger la loi sur la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Face à cette situation qui compromet son plan sur un dossier d’une importance capitale, le pouvoir en place a depuis le 29 décembre dernier, tout tenté pour récupérer à nouveau certains députés qui ont fait défection. Objectif, poursuivre sans encombre « son » processus tripatouillé de la Lépi. Ne pouvant pas en termes stratégiquement électoraliste et politique pour 2011, continuer de vivre ce psychodrame, une première piètre manœuvre a été mise en orbite. D’abord, on a fait miroiter à certains, des maroquins afin qu’ils participent au prochain gouvernement dit ‘’de combat’’ de Boni Yayi. Cette lueur d’espoirs pour retrouver une majorité à l’Assemblée nationale afin de contrer cette proposition de loi s’est complètement étiolée. Résultat, le président de la République, n’a pas pu réaliser son obsession de redevenir à tout prix majoritaire au Parlement. Comme ce coup a lamentablement échoué, un plan B a été monté. Il s’agit de tirer d’affaire le gouvernement englué dans une position politique inconfortable. D’où les dernières contingences survenues lundi dernier en ce qui concerne la proposition de loi abrogeant la loi 2009-10. Ainsi le régime en place qui redoutait un cinglant camouflet, a dû recourir à une gymnastique intellectuelle abjecte et rédhibitoire. On a voulu fouler au pied l’article 74. 6 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui définit pourtant clairement le dépôt des projets de lois, des propositions de lois et des propositions de résolutions. Ces derniers n’étant annoncés en séance publique que si ces projets et propositions ne sont recevables. Il n’y avait même pas matière à polémiques sur ce dossier. Mais comme aujourd’hui, il n’est plus un secret de polichinelle pour personne, que le régime en place est voué aux gémonies par la classe politique à cause de sa gouvernance, le gouvernement du Changement à défaut de débaucher des députés, a cru devoir trouver une parade à la proposition de loi au sujet de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Malheureusement, cette stratégie n’a pas eu les effets escomptés.

Amêgny LAHAMY




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