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Supposée entente pour la poursuite le processus Lépi : L'UN clarifie et menace

Supposée entente pour la poursuite le processus Lépi : L’UN clarifie et menace

jeudi 8 avril 2010, par DP Le Grand Journal

L’ensemble des différents acteurs impliqués dans le processus de la Lépi a décidé de la poursuite des opérations. C’est ce que l’opinion a retenu de la déclaration du chef de l’Etat lors de l’examen du rapport du groupe de travail sur la Lépi mercredi dernier à la présidence de la République. Erreur car


 

Erreur car, cette décision que le président de la République a tenté de faire passer comme celle de tous les acteurs invités au palais ce jour là, a provoqué une réaction de l’Union fait la Nation (l’UN). Par un communiqué parvenu à notre rédaction (lire l’intégralité ci-dessous), l’UN clarifie sa position.

Elle informe l’opinion de ses arguments développés à la concertation restreinte proposée par le chef de l’Etat au cours de la longue séance du 6 avril 2010.

A la lecture du communiqué de l’UN, on s’aperçoit que le compte rendu fait par le président Thomas Boni Yayi est amputé de détails importants pour la bonne compréhension des choses.

Boni Yayi a-t-il voulu intentionnellement semer la confusion et manipuler ses concitoyens ? Pourquoi a-t-il caché à l’opinion les remarques pertinentes de l’UN ?

En tout cas, la réalité qui ressort du communiqué de l’UN, c’est que cette alliance politique est pour la poursuite du processus mais à condition que les recommandations du groupe de travail sur la Lépi soient mises en œuvre « avant la poursuite des opérations , en particulier avant le démarrage des opérations de recensement porte à porte ». Autrement, l’UN prendra ses responsabilités.

RLK

UNION FAIT LA NATION (L’UN)

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 6 avril, à l’invitation du Chef de l’Etat, une délégation de l’Union fait la Nation a pris part à une séance de concertation sur le rapport élaboré par le Groupe de travail spécial constitué à la suite d’une précédente séance de travail tenue le 9 mars dans le but d’évaluer le processus d’établissement de la LEPI.

L’Union fait la Nation se réjouit que les travaux du Groupe de travail aient confirmé le caractère illégal, opaque et confus des opérations effectuées jusqu’à ce jour, notamment la cartographie censitaire. Appréciant en effet les résultats de cette opération, le rapport mentionne :

• Des cas de non dénombrement de ménages ; • Des cas de dénombrements fantaisistes de ménages ; • Des données statistiques contestables dans nombre de départements du pays (par exemple, 477 villages et quartiers de ville au lieu de 311 dans le Borgou ; 355 villages et quartiers de ville au lieu de 380 dans l’Atacora ; population de 8 ans et plus supérieure à la population totale estimée pour la même période dans le Plateau, etc.…) • Délimitations imprécises et bases non stables des villages et quartiers de ville ; • Non publication de la liste exhaustive des données stipulées à l’article 24 de la loi »

L’Union fait la Nation constate que les exposés des responsables de la MIRENA , loin de dissiper les craintes, n’ont fait que confirmer le caractère suspect des résultats. C’est ainsi qu’à titre d’exemple, le nombre d’enfants de moins de 8 ans ne serait que de 30.000 dans tout le département de l’Alibori.

C’est ce qu’a rappelé l’Union fait la Nation lors d’une longue concertation en comité restreint dans la salle d’audience du Chef de l’Etat, en présence des Représentants de l’Union européenne et du PNUD. Dans ce cadre, l’Union fait la Nation a rappelé l’observation du Groupe de travail en ce que « le fait qu’une échéance fixe soit agitée comme un chiffon rouge entraîne autant de précipitation que de crispations nuisibles à la sérénité des activités techniques ainsi qu’à la préservation du consensus politique ». Elle a également rappelé la recommandation n° 3 du Groupe de travail qui demande d’ « assurer une gestion plus réaliste et avisée du chronogramme pour éviter les suspicions nuisibles au consensus politiques et à la sérénité des techniciens chargés de la mise en œuvre des opérations ».

L’Union fait la Nation tient à porter à la connaissance de l’opinion publique ces points de vue qu’elle a développés au cours de la concertation en comité restreint. Elle soutient les conclusions du Groupe de travail, notamment la nécessité « d’organiser la suite du processus du RENA de manière à réussir les phases à venir ». Elle exige par conséquent leur mise en œuvre avant la poursuite des opérations, en particulier avant le démarrage des opérations de recensement porte à porte.

L’Union fait la Nation se désolidarisera de toute opération engagée dans la confusion actuelle et en violation du consensus que constitue le Rapport du Groupe de travail. A cet effet, elle confirme les démissions de ses représentants à la Commission politique de Supervision.

Fait à Cotonou, le 7 avril 2010

Le Coordonnateur général de L’UNION

Kolawolé A. IDJI




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